Réponse de Laurence GARNIER à Ben BARBAUD

1-L.GARNIER

Je veux dire à Ben Barbaud que je suis profondément choquée qu’il refuse de déprogrammer Phil Anselmo, mais surtout qu’il considère que c’est « quelqu’un de bien ». Visiblement, nous n’avons pas les mêmes valeurs ni la même définition de « quelqu’un de bien ». Je rappelle que Phil Anselmo est coutumier des propos racistes et qu’il avait lors d’un précédent concert insulté une spectatrice de couleur noire.
Je veux dire aussi à Ben Barbaud que le succès ne justifie pas tout. Je ne sais pas quels étaient les usages auparavant mais désormais, il est hors de question que le Conseil régional accepte sans broncher que des incitations à la haine raciale ou religieuse s’affichent sur les scènes qu’il finance.
Enfin, je veux dire à Ben Barbaud que ses attaques contre le Conseil régional sont totalement infondées. Jamais Bruno Retailleau n’a menacé de supprimer la subvention au Hell Fest, ni durant la campagne ni au cours de cette affaire. J’avais moi-même accepté bien volontiers de recevoir Ben Barbaud, contrairement à ce qu’il prétend. Il avait accepté un rendez-vous avec moi le 29 février prochain à 9h45. Ce rendez-vous est d’ailleurs maintenu s’il le souhaite.
Je prends donc acte du refus de Ben Barbaud de recevoir la subvention du Conseil régional, qui n’est effectivement pas vitale pour le festival car elle pèse très peu dans son budget : 20 000 euros sur un total de 16 millions d’euros. Cette économie permettra d’aider d’autres événements culturels qui n’ont ni les moyens ni la complaisance du Hell Fest envers des artistes aussi infréquentables que Phil Anselmo.
Laurence Garnier
Président de la commission culture au Conseil régional